Les Hautes Vosges Tome (3/4) guide du Club Vosgien

  TABLE DES MATIÈRES

Préface       

Région Alsace : Adrien Zeller
                    Région Lorraine :     Gérard Longuet  IV
Introduction Générale :                                         Roger Gerbex VII
Cadre géographique général :                    Jean‑Marc Parment  IX
Les régions présentées dans ce fascicule:   Jean‑Marc Parment X

La forêt alsacienne :   

  Jean‑Marie Jantzen XII
    Jacky Campenet  
L'Office National des Forêts en Alsace     XVI
L'Office National des Forêts en Lorraine     XXII
 Les sentiers du Club Vosgien :                       André Lemblé XXIII
       
I - Les Rieds d'Alsace Centrale      
Les environs de Benfeld   1
L'Alsace Centrale   5
Colmar et ses environs   9
     
II - Les hauteurs de Ribeauvillé et du Haut-Koenigsbourg      
La région de Ribeauvillé   13
La région de Saint-Hippolyte   22
Le Haut-Koenigsbourg   26
Le Taennchel   28
     
III - La vallée de Sainte-Marie-aux-Mines      
Le Val d'Argent   31
La région de La Vancelle   47
     
IV - La vallée de la Weiss et ses abords      
La région du Bonhomme   50
Le val d'Orbey   55
Du côté d'Aubure   61
Autour de Kaysersberg   62
     
V - La vallée de Munster      
Autour de Turckheim   69
Les Trois Epis et environs   73
La région de Munster   85
     
VI - La vallée des Lacs     107
     
VII - La vallée de la Moselotte      
La région de La Bresse   119
Le pays de Cornimont   131
La région de Ventron   135
     
VIII - Le Pays de Remiremont     145
     

IX - Entre Meuse et Moselle

     
Epinal et sa région   153
Autour de Neufchâteau   162
       
Index alphabétique     167

Sur l'ensemble de leur étendue, les Hautes Vosges ont une altitude moyenne de 1200 à 1300 mètres. C'est dans leur partie méridionale que se trouve le Grand Ballon, point culminant de tout le massif vosgien (1424 m). La principale ligne de crête comprend le Ballon de Servance, le Ballon d'Alsace, le Grand Drumont, le Grand Ventron, une seconde débute au sud par le Molkenrain (1125 m) et le Hartmannswillerkopf (956 m) pour se poursuivre par le Grand Ballon et le Storckenkopf (1364 m), le Markstein, le Trehkopf (1266 m), le Breitfirst (1282 m), le Schweisel (1270 m), le Rothenbachkopf (1315 m) et le Batteriekopf pour s'accrocher à la crête principale au niveau du Rainkopf. La glaciation a creusé de profondes vallées dont les parties supérieures sont occupées par des lacs.
A l'image des autres rivières du versant alsacien des Hautes Vosges plus au nord, la Doller, la Thur et la Lauch sont des affluents de l'Ill. Elles parcourent respectivement les vallées de Masevaux, de Saint Amarin, de Guebwiller (le Florival) et délimitent ainsi des chaînons ouestest.
Les versants lorrain et franc comtois sont caractérisés par des lignes de hauteurs principales déterminées par les vallées de la Moselle et de ses affluents, la Moselotte et la Vologne. Cette région est aussi marquée par la présence d'étangs hérités de la glaciation. Deux lignes de crêtes se dessinent à partir respectivement des ballons d'Alsace et de Servance et dominent la Porte d'Alsace. Nous nous trouvons à la ligne de partage des eaux entre Mer du Nord et Méditerranée, entre bassin rhénan et système rhodanien.
Les sommets, usés par l'érosion, se présentent sous la forme de croupes allongées (ballons, têtes), on trouve ailleurs, du côté franc comtois notamment, des plateaux (les "planches").

La Vôge:

Au sud ouest du massif réapparaissent les aspects des Basses Vosges dans un éventail que dessinent les affleurements de grès. II s'agit de la Vôge, plateau disséqué par la Saône supérieure et ses affluents. Culminant à l'est à presque 600 m, la Vôge s'incline à l'ouest en direction de la cuesta calcaire. La surface, tourbeuse, est semée de marais et d'étangs.

La plaine d'Alsace:

Les collines sous vosgiennes : Elles débutent à la hauteur de Thann. En majorité composées de calcaires, bien exposées, ces collines disposent de conditions favorables à la culture de la vigne.
Les basses terrasses de la plaine par le Rhin, à l'instar de la forêt de la Hardt, ou par les rivières vosgiennes (la forêt de Nonnenbruch): ce sont des cônes de déjection formés de cailloux ou de graviers et galets.
La plaine loessique s'étend entre Mulhouse et les environs d'Ensisheim: il s'agit d'une région traditionnellement agricole dont le paysage se caractérise par une platitude générale.

Façonnés par les divagations des cours du Rhin, de l'Ill et de leurs affluents, les rieds (Petite Camargue au sud est, Ried de Rouffach entre Cernay et Rouffach, parcouru par la Thur et la Lauch) offrent localement des paysages de forêts galeries et de marais.
Le Sundgau: Les collines du Sundgau se situent entre le jura au sud et Mulhouse au nord, entre les fossés de Sierentz et de Wolschwiller, à l'est et la Porte de Bourgogne (ou d'Alsace) de l'autre. Leur relief aux croupes arrondies comprend des vallées déterminées par les cours de l'Ill et de ses affluents, le Thalbach et la Largue, qui viennent du jura alsacien, la Porte de Bourgogne à l'ouest est traversée par l'Allaine, qui prend sa source dans le jura suisse et la Savoureuse, qui vient du Ballon d'Alsace. Ici se situe la ligne de partage des eaux entre Mer du Nord et Méditerranée.
La structure géologique du Sundgau est constituée de sédiments tertiaires d'origine calcaire et d'alluvions quaternaires, eux mêmes recouverts de cailloutis déposés par le Rhin sur son ancien cours, eux mêmes surmontés d'une couche limoneuse. Le loess est très fertile dans la partie orientale du Sundgau; c'est moins le cas à l'ouest du fait notamment du caractère discontinu du manteau loessique: les forêts y sont davantage présentes ainsi que les prairies naturelles et les pâturages; on y trouve aussi de nombreux étangs piscicoles.

Le jura alsacien:

Il s'agit de l'extrémité nord du Jura plissé, formée de deux chaînons parallèles d'orientation est ouest, des anticlinaux caractéristiques du relief jurassien plissé. Celui qui se situe le plus au nord débute au Morimont (7.47 m) et se prolonge vers le sud par le Kastelberg, le Rossberg et la montagne d'Oltingue. Le second, se poursuit, à partir du mont Morimont, par le Glaserberg, le Raemelsberg (dont le sommet, le Raemelspitz, avec ses 832 in , est le point culminant du Jura alsacien) et le Landskronberg. Il est entamé, au niveau du Brandenberg, par une combe dominée par des crêts.
La structure géologique du jura alsacien est composée de calacaire jurassique moyen et supérieur. Les deux anticlinaux (les "monts") sont séparés par un "val", un synclinal parcourir par le cours supérieur de l'Ill. Un autre synclinal est constitué par la vallée de la Lucelle. Autre Caractéristique du relief jurassien: la présence de cluses coupant transversalement les monts et empruntées par les cours d'eau (exemple: la cluse de Ferrette).
De par sa géologie, le Jura présente des aspects typiques du relief karstique, conséquence de l'érosion chimique affectant la roche Calcaire on trouve des avens (gouffres ou grottes) de dimensions et de profondeur limitées, ainsi la grotte des Nains (Erdwibelehoehle) près de Ferrette, des résurgences comme celle du Rhin en aval de Winkel, des gorges comme celle des Nains, des dolines (petites dépressions de forme ronde ou ovale) comme celle du Geisberg.

Jean Marc PARMENT
Vice président fédéral